09.19.07
De la foi seule à la Réforme
De la foi seule à la Réforme
Des indulgences à l’amorce de la Réforme
Au début du XVIème siècle de l’ère chrétienne, l’équilibre financier de l’Église catholique romaine est menacé. D’une part, elle doit participer au financement de la Guerre d’Italie, d’autre part elle doit payer la réalisation de l’édifice le plus important qu’elle ait commandé (tant en termes symboliques qu’architecturaux), à savoir la basilique Saint-Pierre de Rome, « Église du Pape », et finalement, elle a à essuyer les dettes d’un quelconque évêque.
09.15.07
La maïeutique socratique
La maïeutique socratique

Socrate (470 av. J.-C. – 399 av. J.-C.)
D’innombrables portraits représentants Socrate ont été dépeints par les philosophes. De Platon à Tillich, en passant par Xénophon, Aristophane, Hegel, Nietzsche et Kierkegaard, pour ne citer que ceux-ci. Il s’agit de tableaux aux traits différents, minces ou gras, parfois grossiers, railleurs ou incisifs, nets ou hésitants ; des tableaux apparemment inconciliables qui font que, sur Socrate, la question reste ouverte, le mystère reste entier.
L’essentiel de cette modeste synthèse a un caractère « kierkegaardien ». Le dessin que Kierkegaard entreprend de Socrate n’est par ailleurs pas sans considérer cet état de fait : l’équivoque et la pluralité qui règne dans la galerie des portraits de Socrate. S’il y a équivoque, multiplicité et énigme au sujet de Socrate c’est parce que, justement, il se refuse à être saisi, à être « résolu », à être su. Il n’est pas l’objet d’un savoir.
09.12.07
Histoire d’être citoyen
Histoire d’être citoyen
Recueil de témoignages liés aux mouvements sociaux de Janvier-Avril 2006 (dits Anti-CPE)
Toute ressemblance avec des personnes réelles ou des situations vécues serait purement fondée et parfois reproductible.
J : Ce texte est basé sur deux intentions : ne pas oublier une période qui, au-delà de la nostalgie (touchante mais pathétique) et des critiques (trop peu souvent constructives) qu’elle doit susciter, échappe de plus en plus à la mémoire et à la société, une période qui s’émousse et rend insensible beaucoup à une révolte justifiée aujourd’hui plus encore qu’hier.
Car une révolte sociale, malgré les répercussions qu’elle peut avoir reste une révolution sociale inachevée. Même les plus enthousiastes des mobilisés, quand la lutte retombe, méprisent plus ou moins le mouvement qui s’est déroulé.
Il s’agit de ne pas oublier pour quoi il fallait lutter et pourquoi il le faudra. Ce qui a pu être fait implique qu’on peut faire plus ;
l’autre intention est la réappropriation d’un discours qui ne peut pas être écrit mais qu’on a tenté d’interpréter faussement, de manipuler avec sénilité (que les politiques et les médias ne se sentent pas visés, ils sont déjà touchés par la Blase générale).
Ce discours n’existe pas, il est pluriel ;
09.11.07
L’esclave nietzschéen
Cette étude-débat traitant de la place que tient Nietzsche chez Camus part de la lecture d’un travail de William E. Duvall, du Département d’histoire de Willamette University à Salem,USA :
Camus reading Nietzsche : Rebellion, memory and art (1999)
dont les passages sont en italique. Ce travail concerne plus précisément L’homme révolté (L’HR). La pagination américaine n’ayant rien à voir avec la française, je ne me suis pas amusé à relire l’œuvre en entier pour retrouver toutes les citations originales.
Comme pour tout travail comparatistes visant à démêler les champs communs, comparaisons et différences, à réfléchir sur des questions dépassant les deux termes de la comparaison, le danger premier est la superposition, la combinatoire trop poussée des différents éléments.
Sémiotique de la place
NB : posté par Ineluki sur feu Philautarchie
Sémiotique de la Place
Deleuze opposait l’ontologie de la ville à celle désert. La ville comme lieu de la signifiance, de l’organisation et de l’habitation, par opposition au désert, lieu ou la signifiance devient impossible, où l’organisation se perd et où seul subsiste dans ce milieu inhospitalier l’errance continuée du voyageur. La ville a donc a été un objet privilégié de la sémiologie, qui a tenté d’en dégager les structures signifiantes et de la diviser en unités fonctionnelles. Mais tout ceci vaut pour un point de vue encore lointain. Si on s’approche maintenant de la ville, qu’on parcourt son réseau de rues et de bâtiments, on s’aperçoit alors qu’elle n’est pas toute homogène dans son sens, qu’elle fuit la signifiance au travers de nombreuses fêlures. Il faudrait inventer une sémiotique de la ville qui abolirait le privilège du signifiant. C’est un travail de monstre, et ce dans deux sens différents : d’abord parce que l’étendue de la tâche est immense, et ensuite parce que c’est bien l’espace du monstrueux qui apparaîtrait à nous, l’in-signifiant dans toute sa dimension affective. Je vais pour l’instant m’intéresser, dans la cartographie de la ville, à la problématique de la « place », cet espace ouvert, desservi par la rue, et qui est aussi un lieu de socialité.
09.10.07
Une présentation relationiste d’Héraclite
Cette présentation n’a pas pour but de proposer une nouvelle lecture d’Héraclite. Il s’agit plutôt de fournir une vue d’ensemble, en tentant de rendre sensible les relations, les lignes de forces parcourant chaque pan au sein de son oeuvre. Reconstruire de façon interne et multiple et non reconstituer de l’extérieur en une unique prise de vue.
Héraclite d’Ephèse
(± 520 – 460 avant JC)
Dit L’obscur, le solitaire, l’énigmatique
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I Héraclite en son époqueII L’Héraclite succédé- réception antiqueIII Lignes de forces : l’un et le multipleIV Ontologie : le devenirV Physique/Cosmologie :transformation cyclique des élémentsVI Epistémologie/Ethique :à l’écoute du Logos diffus |



09.13.07
Michael Haneke, malaise et déconstruction
Publié dans Cinéma, Commentaire, Déconstruction, Haneke à 7:09 par intersession
Cinéaste troublant, Michael Haneke est devenu en quelques années une référence du cinéma. Ses films ont toujours un impact fort sur le spectateur, qui souvent se retrouve sans réponse ou en proie à des éléments dont il ne comprend pas les tenants et les aboutissants. L’erreur serait alors de laisser le côté sulfureux de ces films faire écran aux véritables propos de Haneke. Il faut dépasser l’image et le silence initial où nous place l’auteur, et c’est bien ce à quoi il nous invite.
Je soutiens en effet que Michael Haneke opère un mouvement de déconstruction des habitudes perceptives du spectateur, mouvement par lequel, en négatif, Haneke chante la vie. Haneke est l’homme du malaise, mais du malaise salutaire, le malaise qui vient déchirer le tapis sous lequel trop souvent, nous cachons les choses. Le froid, le silence et la violence, sont autant de gestes qui tendent vers l’incision d’un abcès qui gangrène l’homme depuis trop longtemps. Haneke est un médecin.
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