02.20.08
Cycle : Sur l’engagement III
3. L’engagement et le temps
L’engagement possède certaines spécificités par rapport au temps.
A propos du temps, il sera principalement question du rapport à l’avenir, de l’histoire ainsi que de la valeur de l’engagement dans le présent.
Il est plusieurs problèmes qui s’offrent à nous :
- - L’engagement se fait-il en fonction du présent ou du futur ?
- - Comment peut-on s’engager pour un temps qui n’est pas à notre portée ? C’est-à-dire l’avenir.
- - L’engagement donne-t-il un sens à l’Histoire ?
- - Exister implique-t-il d’être engagé ? Lisez la suite de cette entrée »
01.26.08
Cycle : Sur l’engagement II
2. Engagement, contestation et révolte
L’engagement est-il contestataire ?
Pas invariablement. La contestation est une forme d’engagement, plus précisément une prise de position qui répond à une autre.
Elle est un écho qui signale son désaccord a posteriori. Elle est la remise en cause de l’ordre établi qui se caractérise par l’objection, mais aussi par la discussion.
01.06.08
Cycle : Sur l’engagement I
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Entre action et réflexion
-
Engagement, contestation et révolte
-
L’engagement et le temps
11.13.07
Le Corps dans les espaces du Pouvoir et déviation
Le corps de Damien a été déchiqueté en plein public, et sous le patronage du souverain. Cela parait insensé à première vue puisqu’on assiste ici à un crime oû tout le monde participe, mais ce n’est pas le cas pour ceux qui ont exécuté Damien, il s’agit pour eux d’un exercice du Pouvoir, un rituel qui assure leur cohérence au sein d’un corps qui est celui du souverain.
09.19.07
De la foi seule à la Réforme
De la foi seule à la Réforme
Des indulgences à l’amorce de la Réforme
Au début du XVIème siècle de l’ère chrétienne, l’équilibre financier de l’Église catholique romaine est menacé. D’une part, elle doit participer au financement de la Guerre d’Italie, d’autre part elle doit payer la réalisation de l’édifice le plus important qu’elle ait commandé (tant en termes symboliques qu’architecturaux), à savoir la basilique Saint-Pierre de Rome, « Église du Pape », et finalement, elle a à essuyer les dettes d’un quelconque évêque.
09.15.07
La maïeutique socratique
La maïeutique socratique

Socrate (470 av. J.-C. – 399 av. J.-C.)
D’innombrables portraits représentants Socrate ont été dépeints par les philosophes. De Platon à Tillich, en passant par Xénophon, Aristophane, Hegel, Nietzsche et Kierkegaard, pour ne citer que ceux-ci. Il s’agit de tableaux aux traits différents, minces ou gras, parfois grossiers, railleurs ou incisifs, nets ou hésitants ; des tableaux apparemment inconciliables qui font que, sur Socrate, la question reste ouverte, le mystère reste entier.
L’essentiel de cette modeste synthèse a un caractère « kierkegaardien ». Le dessin que Kierkegaard entreprend de Socrate n’est par ailleurs pas sans considérer cet état de fait : l’équivoque et la pluralité qui règne dans la galerie des portraits de Socrate. S’il y a équivoque, multiplicité et énigme au sujet de Socrate c’est parce que, justement, il se refuse à être saisi, à être « résolu », à être su. Il n’est pas l’objet d’un savoir.


09.13.07
Michael Haneke, malaise et déconstruction
Publié dans Cinéma, Commentaire, Déconstruction, Haneke à 7:09 par intersession
Cinéaste troublant, Michael Haneke est devenu en quelques années une référence du cinéma. Ses films ont toujours un impact fort sur le spectateur, qui souvent se retrouve sans réponse ou en proie à des éléments dont il ne comprend pas les tenants et les aboutissants. L’erreur serait alors de laisser le côté sulfureux de ces films faire écran aux véritables propos de Haneke. Il faut dépasser l’image et le silence initial où nous place l’auteur, et c’est bien ce à quoi il nous invite.
Je soutiens en effet que Michael Haneke opère un mouvement de déconstruction des habitudes perceptives du spectateur, mouvement par lequel, en négatif, Haneke chante la vie. Haneke est l’homme du malaise, mais du malaise salutaire, le malaise qui vient déchirer le tapis sous lequel trop souvent, nous cachons les choses. Le froid, le silence et la violence, sont autant de gestes qui tendent vers l’incision d’un abcès qui gangrène l’homme depuis trop longtemps. Haneke est un médecin.
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